La maison des associations est une ancienne ferme restaurée une première fois en 1766 sous Louis XV.
Un permis de travaux puis un permis de construire ont permis de consolider l'ensemble du bâtiment.
Une demande de permis a été demandée pour transformer ce bâtiment en "maison d'Associations" Établissement Recevant du Public (ERP).
Ce permis a été refusé par l'ancien maire, Maurice Dartoy; malgré les 6 réponses favorables des différentes commissions et sous-commissions (Accès handicapés. Sécurité incendie. Hygiène. Accessibilité. Protection incendie. Emplacements stationnement véhicules).
Voici les différentes notices concernant ce projet. A vous de juger!
'NOTICE ARCHITECTURALE et NOTICE D'USAGE'
Il s’agit de la suite d’une restauration d’une ferme lorraine, et de son changement d’affectation.
La ferme est le siège social de l’association « Les Amis de Burthecourt aux Chênes ». Elle a pour vocation principale de pouvoir accueillir tous les membres de l’association ainsi que leurs invités. Il s'agit d'un centre genre "maison d'associations" pour des expositions, des auditions et des réunions.
Le nombre d’adhérents n’a cessé d’augmenter depuis la création de celle-ci.
Il devenait urgent pour « Les Amis de Burthecourt aux Chênes » d’avoir un siège pouvant accueillir les adhérents avec leurs familles et leurs amis.
Une partie du bâtiment sera accessible au public dans le respect de la réglementation: les pièces accessibles au public sont précisées sur les plans ci-joints.
Les travaux envisagés répondront aux règles les plus strictes concernant la sécurité des biens et des personnes.
Notre souhait : Apprendre à voir, à comprendre, et à respecter ce bâtiment.
Cette bâtisse possède une histoire, une date (1766) et des styles.
L’écrit apposé au-dessus de la porte d’entrée permet de donner de l’importance à sa vie :
CETTE MAISON A ETE
RETABLIE PAR LE SR
NICOLAS BAILLY AVOCT
A LA COUR ET ANNE
ET MAI ANNE SES
SŒURS 1766
ANNODNI
Cette ferme a fait l’objet d’un permis de construire n° PC5410801L0001 accordé le 15/10/01. Ce permis concernait essentiellement les façades et la toiture.
« Perdre le désir d’y changer quoique ce soit, et ne le faire qu’à regret, presque dans le doute, par nécessité de confort, et parce que les pièces sont destinées à d’autres affectations ».
Les façades et les murs intérieurs ont été restaurées grâce à l’apport de pierres de taille récupérées pendant la démolition de fermes lorraines situées à Ceintrey, à Tramont-Saint-André, à Crépey, à Gérardcourt, à Maizières, ainsi que par l’apport d’un « œil de bœuf » du XVe siècle acquis à Houdan.
C’est ainsi que les dimensions des ouvertures de la partie gauche de la façade de la ferme ont été rétablies dans l’état du XIXe siècle grâce à la découverte des ouvertures obstruées dont quelques pierres de taille ont été découvertes noyées dans les murs. Deux fenêtres gothiques récupérées sur une ancienne ferme démolie ont été installées comme cela se faisait couramment au XIXe siècle.
La ferme des origines doit se retrouver en filigrane du bâtit recomposé.
Cette maison lorraine restaurée au XVIIIe siècle avait adopté un plan en trois travées (rains ou rangs). Elle conserve son plan bloqué sous un toit unique et ignore la cour fermée. Chaque travée avait une fonction bien déterminée.
La travée du centre qui occupe environ un quart de la surface au sol du bâtiment concernait l’habitat.
La travée de gauche qui occupe la moitié du bâtiment comprenait l’étable dite « écurie » ainsi que le fenil.
La travée de droite, séparé par un mur identique à un mur pignon, était l’espace consacré au travail.
Les grands espaces sont conservés dans leur intégralité.
Les travées initiales ne sont pas obstruées par des murs :
La vision depuis « l’usoir » du paysage avoisinant à travers les deux portes charretières ouvertes distantes de 25 mètres est d’un grand envoûtement.
Aucun mur ni cloison intérieure n’est créé dans le volume existant de la ferme, à l’exception du sanitaire pour handicapés et des cloisons pare-feu obligatoires.
Le logement a ses aises : on entre par le « corridor » jusqu’à la « cujine » (cuisine) en longeant le « pèl » (poêle) qui est la chambre de façade.
Dans la cuisine , l’éclairage provient de la flamande installée au XIXe siècle. Média:Photo flamande.jpg
Le puits de lumière en bois et torchis, montant du plafond de la pièce jusqu’à une mitre vitrée (la flamande) est précieusement conservée.
La « pierre à eau » de la cuisine est appuyée contre le mur de l’allée de grange. Une cheminée monumentale prône appuyée contre les murs avec un seul jambage. L’évidement de la cloison derrière la taque du foyer dit « placard de taque » permet de communiquer la chaleur à la « belle chambre » : on a un placard dont les portes inférieures s’ouvrent pour laisser entrer l’air chaud.
Ces éléments marquent la personnalité lorraine de la maison rurale traditionnelle
Le « corridor » ou « l’allée » = le couloir.
La « cujine » ou « cujeune » = la cuisine.
Le « pèl » ou « poêle » = la « belle chambre » c’est à dire la chambre en façade.
La « couchelle » = la courette à l’arrière du bâtiment faisant suite au couloir.
La « pierre à eau » = l’évier en pierre.
La « flamande » = le puits de lumière en torchis blanchi de chaux montant du plafond de la cuisine jusqu’à une mitre vitrée faisant saillie sur le toit. Média:Photo flamande.jpg
La "cujine" est gardée en l'état pour montrer aux générations futures la vie quotidienne autrefois en Lorraine. Pas de cuisson dans la "cujine". Des appareils pour conserver la température des aliments seront à la disposition des traiteurs.
Le "Pèl" sert de bibliothèque privée pour les membres de l'association.
Au XIXe siècle, une « chambrette » a été aménagée au-dessus de la « belle-chambre » ; on peut y accéder soit par un petit escalier en bois d’origine, soit par la circulation « fumoir » via l’escalier créé. Cette chambrette possède une fenêtre positionnée au-dessus de la pièce du rez-de-chaussée. Elle aura une vocation de bureau.
Au rez-de-chaussée, trois autres pièces s’alignent dans le prolongement de la cuisine. Celle qui jouxte la cuisine (le cellier) était en terre battue. Une cave voûtée est située sous les deux dernières pièces.
La dernière pièce possède une grande fenêtre donnant sur le jardin. Elle sert de pièce d’accueil et de pièce de surveillance.
La pièce borgne située entre les deux pièces sert de vestiaire. Média:Vestiaire.jpg
La pièce en terre battue permettra l’installation d’un escalier de secours pour le sous-sol, ainsi que l’installation séparée d’un escalier circulaire entre les étages.
Au-dessus des pièces existantes, l’espace non clos a une vocation de circulation.
La grande porte charretière centrale Média:Porte sculptée.jpg s’ouvre sur un « couloir-grange » qui s’élargit sur une aire plus vaste dilatée derrière l’écurie. C’était l’aire de battage.
A l’autre bout de la ferme une porte charretière rectangulaire à linteau de bois fait face à la porte charretière de la façade en pierre à arc parfait ; disposition spécifique de la grande exploitation lorraine.
Le linteau de bois porte la date d’une première restauration de la ferme: 1766
La pente du sol du « couloir-grange » est conservée afin de mieux différencier les différentes zones d’affectation d’origine.
Afin de ne pas enlaidir la vision des espaces, toutes les sources d’énergie et les éléments techniques sont regroupés en dessous de ce « couloir-grange »: Média:LocalTechnique.jpg
Energie et tableaux électriques; pompes de relevage; cuve d'eau; ballons d'eau chaude; ventilation mécanisée centralisée; conduits de distribution d’air chaud; aspiration centralisée ; sécurité incendie; eau de distribution et eaux usées.
Pour la partie gauche de la ferme, une petite porte charretière en anse de panier a remplacé une porte métallique qui avait défiguré la porte d’origine. Média:PorcheEcurie.jpg
(PC n° PC5410801L0001). Cette porte charretière comporte deux ouvrants en verre phonique ornés de lattes en bois. Cette porte sert de sortie de secours. Média:PorteEcurie.jpg
En façade, deux fenêtres gothiques ont des châssis fixes avec un verre phonique. Média:fenêtres gothiques.jpg
Autrefois, l’étable, dite « écurie » logeait chevaux et bovins. Les chevaux occupaient les stalles. Les vaches étaient sur un rang, face aux mangeoires fixées au mur et alimentées en fourrage depuis le fenil.
Râteliers en bois et auges en pierre ornent cette grande salle qui s’ouvre sur une surface qui servait autrefois d’aire de battage et de grange. Média:Râtelier.jpg
Un bassin de 9m sur 4m, dépassant de 70 cm de la hauteur du sol, est installé au fond de la salle. Celui-ci peut être couvert grâce à un plateau en bois qui coulisse. Il se transforme donc à souhait en estrade ; dispositif très utile pour les conférences ou les expositions.
Ce bassin, pouvant accueillir l’été canards et oies, sera alimenté par les eaux pluviales grâce aux nombreuses cuves cubiques en plastique qui sont installées dans une pièce en sous-sol jouxtant le bassin. Sa capacité de 35 m3 lui donne une fonction de protection contre l’incendie pour le local possédant une cheminée avec insert.
Les poutres qui soutenaient le plancher du fenil au premier étage sont conservées et mises en valeur par un éclairage indirect. Média:PoutresEcuriePlafond.jpg
Au premier niveau, un plancher en dalles alvéolées remplace le vieux plancher en bois. On y accède soit par une rampe, soit par un escalier puis par une des deux passerelles au-dessus du "couloir-grange".
Ce lieu qui servait d’engrangement restera entièrement ouvert comme à l’origine: Pas de murs sur les côtés intérieurs. Des garde-corps de protection sont installés sur les parties donnant sur le vide.
Depuis le "fenil" deux passerelles installées sur le "couloir-grange" permettent d’accéder à l’espace situé au-dessus de la "cujine" et des pièces à sa suite : cet espace situé au dessus des pièces d’habitation servait à stocker l’hiver le foin et la paille qui procurait une isolation appréciable. A ce niveau, "un fumoir à viande" qui était aménagé dans le conduit de la cheminée sera conservé.
Ce premier étage comprend un espace surélevé, le « chaveau ».
La hauteur du toit donne au fenil un grand volume. Cette plate-forme intermédiaire permettait autrefois de mieux répartir le fourrage.
La grange ne faisait qu’un avec les volumes de stockage de l’étage supérieur dont rien ne la séparait.
Depuis l’allée de grange, un escalier circulaire créé dans le cellier permet d’accéder à la zone de circulation située au-dessus de la cuisine et des pièces, ainsi qu'à un « entessoir », plate-forme suspendue au-dessus du "couloir-grange".
Ce niveau existait à l’origine comme l’attestent les marques sur les poteaux de la charpente. Il servira à l'entretien.
Une galerie intérieure non accessible au public longe le mur de façade. Il permet la maintenance: nettoyage des vitrages; supports d'éclairage, de décoration et d'écrans.
« L’entessoir » = la plate-forme suspendue au-dessus de l’allée de grange.
Le « cagibi » = le débarras.
Le « fenil » = le lieu de stockage du foin.
Le « chaveau » = (contraction d’échafaud) l’estrade.
Le « sinau » = la réserve à grains.
Autrefois le rez-de-chaussée de la travée droite, consacré au travail comprenait un fournil, un large couloir de circulation servant d’atelier et permettant de stocker le matériel, et à l’arrière une pièce servant de réduit pour porcs : « l’aran ».
Une porte charretière rectangulaire à linteau de bois du XVIe siècle, provenant d’une ferme lorraine, est installée pour servir d’issue de secours.
D’un mur gouttereau à l’autre, 25 mètres séparent les portes charretières.
Le four à pains sera restaurée.
Ce rez-de-chaussée est consacrée à la circulation avec l’escalier et les issues de secours indispensables à la sécurité.
L’étage servait à stocker le grain. A partir du XXe siècle, l’étage supérieur a servi également à stocker les bottes de paille grâce à la « gerbière », fenêtre située au-dessus de la porte charretière. L’ancienne petite fenêtre du XVIIe fut allongée.
Cette pièce sert pour jouer au billard. Média:Billard.jpg
L’ancienne charpente de l’ensemble de la toiture qui n’a plus de fonction utile est conservée en place comme souvenir du savoir-faire des charpentiers de l’époque. Média:Photo poutres.jpg
Afin de répondre aux règles d’hygiène, il était indispensable d’installer des sanitaires en nombre suffisant. Pour ne pas enlaidir l’espace visible, ceux-ci sont installés dans un sous-sol créé dont on peut accéder par une rampe ou par un escalier. Média:Sanitaires.jpg
Un sanitaire pour handicapés est installé au rez-de-chaussée. Média:SanitaireRC.jpg
Afin d’éclairer au maximum ce sous-sol, cinq hublots permettent d’apporter une luminosité à travers les eaux du bassin. La différence de dénivelé entre la grande salle du rez-de-chaussée et l’allée de grange permet également d’éclairer ce sous-sol.
Les sorties de secours permettent d’apporter toute la sécurité nécessaire. Média:SécuritéAccès.jpg
Le chauffage est géothermique pour le sous-sol et le grand espace du rez-de-chaussée. Deux générateurs thermodynamiques (eau glycolée/eau) situés au sous-sol permettent de piéger les calories des capteurs en polyéthylène situés dans le jardin. Média:CapteursExtérieurs.jpg
Ce procédé permet d’obtenir une climatisation l’été.
Ce chauffage est complété par une cheminée à bois à foyer fermé, située à un niveau intermédiaire entre le sous-sol et la grande salle ouverte du rez-de-chaussée.Média:Cheminée.jpg
Des conduits dissimulés dans le sol du "couloir-grange" amènent l’air chauffé par la cheminée dans les pièces avoisinantes et les espaces fermées grâce à une ventilation forcée. Média:Conduits air chaud.jpg
Les pans Est et Ouest de la toiture sont recouverts de tuiles "Canal" à l'exception de la portion située sur le bassin qui est recouverte à la fois d'un revêtement translucide et de tuiles "Canal". Média:Toiture.jpg
Des cellules photo-voltaïques situées sur la demi-croupe sud de la toiture procurent de l’électricité (PC n° PC5410801L0001).
'PROPOSITIONS D'OCCUPATION DU LIEU:'
CONGRES - CONCOURS - EXPOSITIONS - REPAS - CINEMA - SPECTACLES
DIFFERENTS AMENAGEMENTS POUR DES EXPOSITIONS OU DES BOURSES
DIFFERENTES DISPOSITIONS DES TABLES POUR LES REPAS OU LES BANQUETS
PHOTOS-ARCHIVES DES TRAVAUX <center>
Davantage d'information est disponible sur le wiki des associés.